Défrichement à la sablière de Schoppach: un carnage!

ILS ONT CHOISI LA MORT!

Depuis l’expulsion des zadistes de la sablière de Schoppach, les tronçonneuses tournent à plein régime. Il ne reste pour ainsi dire rien de la zone boisée (à gauche sur la photo), riche en biodiversité. La zone basse, zone de grand intérêt biologique (à droite), est réduite à néant. 

C’est clair: IDELUX a choisi la mort.

Je n’en reviens pas. Ça fait des dizaines d’années que je sillonne, le plus souvent à pied, le territoire de notre belle province. Oh, j’en ai vu des destructions de sites naturels, des défrichements absurdes, des aménagements ridicules… Par contre, je n’ai jamais vu, ni ici ni ailleurs, une telle destruction systématique de la vie sauvage, à une période de l’année pourtant synonyme de vie et de renouveau.

IDELUX a décidé, en toute connaissance de cause, de défricher la sablière de Schoppach en pleine période de nidification. Ils ont éteint – littéralement – dans l’œuf toute étincelle de vie.

La Région Wallonne, dans son évaluation permanente de l’état de l’environnement, tire la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années: les populations d’oiseaux déclinent à un rythme alarmant – plus vite en Wallonie que dans le reste de l’Europe. La cause principale de cet effondrement est la disparition des habitats.

Quelle est la solution choisie par IDELUX pour solutionner le problème? Défricher, arracher, tuer, éradiquer. Vous pensez prendre la mesure de leur cynisme? Accrochez-vous, ce n’est pas fini.

Au printemps, les passereaux adoptent un comportement territorial. Ils défendent une zone (notamment en chantant) dans laquelle ils établissent leur nid et élèvent leurs jeunes. En automne, ils abandonnent leur comportement territorial et vivent le plus souvent en bande plus ou moins organisée ou migrent vers des cieux plus cléments.

Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita). Une des nombreuses espèces victimes du défrichement. En période nuptiale, la destruction de son territoire mène probablement à la mort.

Alors, pourquoi IDELUX n’a-t-il pas attendu l’automne pour défricher? Est-ce de l’incompétence? J’en doute: dans sa politique environnementale, IDELUX prétend être “soucieuse de ses responsabilités à l’égard de l’environnement”. Alors? Pourquoi cette précipitation?

Je suis en colère. Pourtant, le texte que vous venez de lire, je l’ai écrit, relu, recommencé jusqu’à ce qu’il soit le plus juste possible. Il est maintenant temps d’agir.

Serge Raucq, avec le soutien unanime de tous les administrateurs passés et présents de l’ObsE

Action de l’Observatoire de l’Environnement

L’Observatoire de l’Environnement ne peut pas rester insensible à cette destruction systématique. Mais que faire? Utiliser nos méthodes traditionnelles, en répondant à la demande de permis de déboiser? Les chances d’aboutir sont très minces face à une intercommunale toute puissante et un bourgmestre complice. Non, cette fois-ci, il faut changer de méthode. Radicalement.

Devenez acteurs du changement

Pour qu’ils ne soient pas morts pour rien…

Nous demandons qu’IDELUX finance l’établissement d’une réserve naturelle, sur une surface équivalente à la surface défrichée sauvagement, sur la commune d’Arlon ou sur le territoire d’une commune limitrophe.

Pour faire valoir ces revendications, nous vous proposons une manifestation silencieuse, mais massive. Exprimez vos sentiments, vos émotions, avec des mots, des dessins, des photos, n’importe quelle création qui vous inspire (ou qui inspire vos enfants). Nous les réceptionnerons par courrier, par email, ou si votre création est sous forme numérique au moyen d’un petit outil très simple d’utilisation. Les créations conformes à notre charte seront présentées à la presse le vendredi 30 avril. Les modalités seront communiquées ultérieurement, en fonction des conditions sanitaires.

Si jamais tout cela vous inspire, et si ce n’est pas encore fait, devenez membre de l’ObsE, car: 

L’ObsE CHOISIT LA VIE!

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