La poésie du mélèze en fleurs

Prenons le temps de laisser nos yeux s’habituer à la beauté des choses. Simples. Approchons de plus près et découvrons le sublime. Aujourd’hui: les fleurs de mélèze… 

Fleur femelle (elle deviendra le cône)

Le mélèze… toute une histoire. Son nom latin (Larix decidua) nous renseigne sur sa caractéristique principale: il perd ses feuilles en hiver (contrairement à la plupart des conifères). 

Assez bien adapté à la Gaume, robuste et résistant au climat, il remplacera sans doute en partie le tout-puissant épicea, soumis à la pression de la sécheresse et de l’Ips typographe (espèce de scolyte). 

En mars et avril, il fleurit. Espèce monoïque, le même individu abrite les fleurs femelles et mâles.

Fleur mâle

Les conifères ont la particularité de produire des graines “non protégées” (ou “nues”). Ils font d’ailleurs partie des Gymnospermes (littéralement végétaux “à graines nues”). Pas question donc de trouver une protection comme pour le gland ou la faine. Ils sont, de fait, plus anciens que les végétaux “plus évolués” (les angiospermes, qui protègent leurs graines). La dissémination du pollen est aussi assez primitive: les mélèzes comptent sur le vent pour se reproduire ;=)

Pas moins de 200 millions d’années séparent l’apparition des gymnospermes des angiospermes. Apparus il y a 365 millions d’années, ils ont vu les évolutions suivantes:

  • Il y a 312 millions d’années : apparition des reptiles
  • Il y a 230 millions d’années : apparition de la lignée des dinosaures
  • Il y a 220 millions d’années : apparition des mammifères
  • Il y a 155 millions d’années : apparition des oiseaux

Les angiospermes sont apparus il y a 140 millions d’années. Dans le panier des inventions de cette lignée… la fleur moderne (avec ses pétales, ses pistils et ses étamines), et une belle protection pour les graines.

Allez, partons en montagne voir ce qu’en disent nos amis de la Salamandre…

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